Dans 5 minutes, vous saurez pourquoi regarder du porno n’est pas une option…

IL S’AGIT ICI DU PROBLEME LE PLUS DRAMATIQUE EN LIEN AVEC LA PORNOGRAPHIE.

Attention, cet article peut perturber.


Si vous souffrez d’une dépendance à la pornographie et/ou cybersexe, je vous recommande de vous rendre sur les sites suivants :

laveritesurleporno.unblog.fr

(programme de guérison, possibilités d’accompagnement anonyme gratuit, adresses de spécialistes…)

pornodependance.com (forum)

(forum d’entraide très bien conçu)


 

VOUS VOUS DEMANDEZ ENCORE POURQUOI IL FAUT ARRÊTER DE CAUTIONNER LA PORNOGRAPHIE ?

DANS 5 MINUTES, VOUS NE VOUS POSEREZ PLUS LA QUESTION.

 

LE PORNO, C’EST QUOI FINALEMENT ?

Je vous invite à vous poser la question suivante :

« à quoi je pense quand je lis ou entend le mot porno ? ».

Avant, tout il faut comprendre que le porno n’est pas un univers détaché de la prostitution. « Pornographie » signifie littéralement « prostitution représentée graphiquement ».  La pornographie visible sous forme de vidéos et photos est donc de la prostitution filmée.

EN GROS : PORNO = PROSTITUTION.

C’est la même industrie. Seuls les mots et le support ont changé.

Au lieu d’aller voir physiquement des prostituées, c’est désormais une population massive qui la regarde depuis son ordinateur.

Au lieu d’employer le terme « prostituée », on parle d’ « actrice ».

Au lieu de parler de proxénètes, on parle d’ « agents ».

La prostitution filmée est tellement banalisée qu’il y a des « agences de recrutement » (cette terminologie laisse bien entendu croire aux spectateurs que les personnes qui s’y retrouvent sont des « candidates » qui « choisissent » de participer à cet univers).

Une fois que ce point est éclairci, il est plus aisé de comprendre pourquoi le porno est donc directement reliée à la « traite », c’est-à-dire au trafic sexuel.

Q : « C’est quoi le Trafic Sexuel ? »

R : Par trafic sexuel, il faut entendre « détournement de personne à des fins de prostitution, ou plus largement d’exploitation sexuelle* »

L’ensemble des moyens consistant à détourner une personne est appelé « coercition ».

Dans le cas de la pornographie, le spectateur n’a aucun moyen de savoir si la personne qu’il est en train de regarder est victime de coercition ou non. N’importe qui peut faire du porno en achetant les « services » d’une personne prostituée, puis en se filmant en plein « ébat » avec un simple smartphone.

LIRE : « Trafic Sexuel : Quel Rapport avec le Porno ? »  (laveritesurleporno.unblog.fr)

Pire encore, et c’est le sujet de cet article, les sites pornographiques peuvent afficher du contenu mettant en scène des personnes mineures (ce qui est bien entendu considéré comme du trafic sexuel).

*je fais volontairement le distingo afin de différencier l’exploitation sexuelle impliquant une volonté du trafiquant (comprendre : « personne qui détourne ») de faire des profits financiers (le trafiquant est alors appelé « proxénète »), nommée généralement prostitution, et l’exploitation sexuelle plus globale. Cette dernière n’implique pas forcément une notion d’argent.

TOUT LE MONDE A 18 ANS OU PLUS ? VRAIMENT ??

 

LE PROBLEME « BACKPAGE »…

– Comme le déclare le Sénateur McCaskill dans le reportage « Young Girls Sold for Sex on Backpage.com » diffusé par « ABC NEWS » : « La majorité des enfants* vendus pour du sexe aux Etats-Unis ont été trafiqués (détournés donc) via le site Backpage » (11)

[*NOTE : attention, le terme « enfant » vient ici de « child prostitution », qui désigne toute forme de prostitution impliquant des personnes mineures. Dans cet article, ce sont des cas de prostitution d’adolescentes qui sont soulevés.]

D’après les spécialistes de la lutte contre le Trafic Sexuel, « Backpage » est impliqué dans 3/4 des cas de « child prostitution » (12). Selon la plus grosse enquête jamais réalisée sur l’industrie du sexe par « The Urban Institute » (13)  Backpage, Craiglist et Eros, sont des sites ayant nettement augmenté la promotion du sexe online, et notamment des personnes mineures. « Les forces de l’ordre ont rapporté que les mineurs victimes du trafic sont maintenant proposées en ligne alors qu’il y a cinq ans, elles auraient été dans la rue.

Le National Center Of Sexual Exploitation, en association avec « PornHarmsResearch », déclare :  « Backpage.com est un « hub » de vente aux enchères virtuelles où les clients peuvent « faire leurs courses » en achetant des êtres humains pour du sexe, depuis leur maison, bureau, une chambre d’hôtel, ou un téléphone portable. La plupart des victimes achetées et vendues via ce site web sont des femmes sexuellement victimes de la traite et des enfants. Ce site Web facilite cette activité en publiant des prétendues annonces publicitaires, pour dissimuler leur activité illégale, qui nourrit les fondements mêmes de cette activité criminelle. Backpage reste immunisé face à toute poursuite en raison du « Communications Decency Act Section 230. »*

*Backpage est actuellement soumis à une investigation fédérale par le Sénat américain.

Le contenu de Backpage peut être partagé sur n’importe quel site pornographique, et le spectateur peut être amené à visionner ce matériel…

Dans les faits, le mot clef « backpage » ressort sur de nombreux sites de streaming !


 DES CHIFFRES ET DES AVIS D’EXPERTS

– Dans une enquête menée par « Thorn » (14), 63 % des victimes d’âge mineur de Trafic Sexuel (prostitution forcée) ont témoigné avoir été vendues ou affichées sur internet, et 70 % témoignent qu’on les a forcées à faire du porno pendant la période où elles étaient détournées.

– Silbert § Pines ont mené une enquête au près de 200 prostituées. Un peu moins de 2/3 de ces personnes travaillant alors dans la prostitution avaient 16 ans ou moins, et plus d’1/4 de ce groupe de jeunes prostituées avait été également exploitées dans la pornographie juvénile.

– Nicole Lubienski (avocate de victimes de trafic sexuel) :  »L’âge moyen de l’entrée dans le milieu du trafic sexuel est de 12-14 ans pour les victimes aux USA. A cet âge-là elles sont toutes vulnérables et naïves. Et ce n’est pas difficile pour un Pimp de se glisser dans la peau du « type sympa qui traîne avec elles », ou de celle d’un « recruteur » au centre commercial qui leur propose de faire du mannequinat. Puis quand elles commencent à leur écrire, elles s’impliquent en général progressivement de plus en plus, et cet homme qu’elles ne connaissent pas bien devient petit à petit leur petit copain. Il fait des choses pour la fille. Il lui achète des choses. Et cette dernière a l’impression qu’elle lui doit quelque chose. » (15)

Christina Tipton (activiste, Christina aide les mineures victimes de la traite/trafic) « Souvent c’est un petit copain plus âgé, ou quelqu’un qui vient d’entrer à l’université… « . Je veux sortir avec toi, je peux prendre soin de toi, je peux t’offrir ce que tu veux, tu es drôle, tu es belle…. » Il n’y a pas longtemps un conseiller scolaire a appelé au domicile d’une étudiante qui était absente en cours. Il a demandé : « Est-ce que tout va bien, votre fille n’est pas venue à l’école aujourd’hui ? » La mère a répondu : « Ah.. Je ne sais pas du tout où elle est. Je ne l’ai pas vue. » Vous imaginez ? Cette fille a 15 ans et personne ne s’inquiète de savoir où elle se trouve. Le Conseiller scolaire a prévenu les forces de l’ordre et ils ont localisé la fille. Ils l’ont retrouvée sur le site web Backpage. Si vous ne connaissez pas backpage*, sachez que c’est très similaire à Craiglist, mais pour des services d’escort et de prostitution. »

La chaîne ABC News a réalisé un excellent reportage sur L’histoire de Nathalie, qui n’est malheureusement pas un cas isolé. Tout comme des millions d’autres adolescentes, elle a été victime d’un homme qui l’a vendue sur le site backpage, alors qu’elle avait 15 ans. Elle fuyait son domicile par peur de ses parents, et Baruti Hopson lui a offert un abri. Extrait :

«J’ai commencé à lui parler, à lui confier un peu ma vie de famille et lui dire que j’étais très angoissée», a-t-elle dit.

« Il m’a demandé si j’avais déjà travaillé auparavant, et je lui ai dit » brièvement « … Je ne savais pas vraiment ce que je faisais. »

« Et puis il m’a dit que je ne serais pas « dans la rue. Et je me disais: « Qu’est-ce que ça veut dire?  » Puis il a dit:  » Eh bien, je ne vais pas vous faire marcher dans les rues « … Et c’est alors que Backpage est entré en scène. »

Natalie a déclaré que Hopson lui avait dit que Backpage.com était «plus sûr» et qu’il était plus facile de «ne pas se faire prendre».


 

DES EX-PORNSTARS PARLENT DU RECRUTEMENT DE MINEURS DANS LE X

– Dans sa vidéo : « The Truth About Hot Girls Wanted »(reportage sur les coulisses du porno amateur de Floride), Paige Jennings explique le recrutement de personnes mineures est chose courante dans l’industrie du porno. Elle parle aussi de Craiglist et de son rôle dans le recrutement.

– Jessie Rogers témoigne : « « Je cherchais un job sur Craiglist, et une annonce proposait de gagner de 20 000 à 30 000 dollars par mois dans du mannequinat. J’avais déjà eu des expériences par le passé en mannequinat qui étaient bien payées mais jamais autant. Donc pour être honnête, ça m’a attirée. C’est une longue histoire mais pour faire court, j’ai alors rencontré un agent alors que j’avais 17 ans, qui m’a expliqué que c’est n’est pas du mannequinat classique mais du porno. »

– Traci Lords, ancienne prostituée ayant fait du porno, et très connue pour sa carrière d’actrice hollywoodienne (dans « Cry Baby » notamment), a révélé qu’en réalité, dans ses premières scènes porno, elle avait 15 ans (16).


« Oui mais moi je regarde du porno fait par des gros studios connus, avec des pornstars. Ca risque rien. »

Réponse : « BRANGBROS » EST UN DES PLUS GROS STUDIO EN ACTIVITE, ET IL EST POURTANT RECONNU COUPABLE DE PORNOGRAPHIE JUVENILE…

– Le studio de production de pornographie « Bangbros » a été accusé d’avoir fait du porno avec au moins 3 personnes mineures, comme le rapportent le Miami New Times (17). Parmi elles,  « Ambre » (pseudo) raconte comment elle a été séduite par un individu âgé de deux fois son âge lors d’une fête alors qu’elle avait 15 ans, et qu’elle a été détournée pour faire du porno produit par « Bangbros » alors qu’elle était mineure.

L’article « This is How Bangbros Made a Porno Featuring a 15 years old beauty queen and a murderer » (18) du Miami New Times explique qu’Ambre n’est pas seule. Au moins deux autres filles mineures ont été recrutées par Jeffrey Greenberg selon la Police, et Ambre ajoute qu’il y en a à priori « beaucoup plus« …

Jeffrey Greenberg est le Manager des studios de production « BangBros » et « RealityKings », dirigeant ainsi un empire d’environ 18 Millions de $. Extrait : « Son nom est derrière beaucoup de sites Web se spécialisant  surtout dans le « MILF » jusqu’aux « Latinas », et dans quelque chose intitulé « Team Squirt ». Et parce que son business filme des milliers de femmes par an, il est presque tout seul responsable de la transformation de la Floride en un épicentre de films d’adultes. »

Ces studios sont encore en activité, et possèdent plusieurs sites web et « labels »…


EN TANT QUE SPECTATEUR, VOUS NE POUVEZ PAS TOUJOURS CONTRÔLER L’ÂGE DES PERSONNES.

CE N’EST PAS PARCE-QU’IL EST ECRIT SUR UN SITE « Tout le monde est âgé d’au moins 18 ans » QUE C’EST VRAI. 


« QUE PUIS-JE FAIRE ? »

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(11) « Young Girls Sold for Sex on Backpage.com » – ABC News (ATTENTION ce reportage  peut perturber)

(12) « Vote on Anti Trafficking Measure » – toledoblade.com

(13) « Estimating the Size and Structure of the Underground Commercial Sex Economy in Eight Major US Cities » – The Urban Institute

(14) « A Report On The Use of Technology to Recruit,Groom and Sell Domestic Minors Sex Trafficking Victims » – Thorn

(15) : « Modern Day Slavery : Sex Trafficking in Michigan »

(16) « Adult movie actress Traci Lords tells Piers Morgan she was raped at the age of 10 as she discusses high school sex assault case in her home town ». – Dailymail.co.uk – By JILL REILLY and LAURA COLLINS

(17) « BangBros Accused of Underage Porn » – Miami New Times – MICHAEL E. MILLER (2013)

(18) « This Is How BangBros Made a Porno Featuring a 15-Year-Old Beauty Queen and a Murderer » – Miami New Times – MICHAEL E. MILLER (2013)

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